Un refus d’asile implacable des autorités suisses suivi de la mort à Auschwitz
Hildegard, «Hia» pour sa famille, 37 ans, juive allemande, docteure ès lettres, a quitté tard son domicile (assigné) d’Antibes pour tenter la fuite en Suisse. Passagère d’une barque achetée à un pêcheur d’Evian le 4 octobre, elle est arrêtée au débarquement, refoulée car n’entrant pas dans les «catégories» admissibles, internée à Rivesaltes, transférée à Drancy et déportée à Auschwitz, où elle est assassinée.
Dans le train qui l’emmène le 6 octobre 1942, sans doute menottée, au camp de Rivesaltes, elle écrit un dernier billet à sa soeur Marie, sa seule famille, qui a réaussi à émigrer aux USA en 1938 avec son mari et ses enfants.


«Ma soeur chérie,
dans le moment le plus dur de ma vie, je te dis, que je t’aime plus que tout au monde, que tout ce que j’ai fait, je l’ai fait pour te revoir et que j’essaierai de vivre pour toi. C’est de penser à toi qui me donnera ce courage à supporter les mois, les années à venir.»
La légende noire du Lac et la falsification de l’Histoire
Quelqu’un m’a dit…
Qui, habitant du Chablais et de la région lémanique n’a pas entendu ces affirmations :
– « Oui, il y a eu des passeurs honnêtes, mais il y a de nombreux passages criminels ! »
– « Il y a eu des noyages de juifs au milieu pour récupérer leur argent».
– « Les passeurs doublaient les tarifs au milieu du lac ».
– « Les passeurs faisaient semblant d’aller en Suisse, puis changeaient insensiblement leur direction pour déposer les réfugiés en France alors que ces derniers se croyaient sauvés en Suisse…».
De ces affirmations souvent rapportées
«Quelqu’un m’a dit » ou « On m’a dit », aucune n’a été avérée !
Et il a fallu le travail de recherche de Ruth FIVAZ-SILBERMANN pour faire état de ces passages par le lac Léman. Au terme d’une enquête de 20 ans, R.F-S n’a aucun document, aucun renseignement pouvant éclairer un seul de ces passages criminels.
Extrait du numéro spécial n°226bis de Novembre 2023 «Le trait d’Union» de l’ANACR

Le pire du pire ….
EXTRAIT DU FILM D’ETIENNE COMAR « DJANGO » SUR LA VIE DE DJANGO REINHARDT PENDANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE
A un moment du film (minute 39’), alors que Django et sa famille se sont installés pour plusieurs mois à Thonon avec la perspective de passer en Suisse, il est sur une terrasse avec vue sur la cote suisse. Il s’adresse alors à son ami :
Django :
« Pourquoi on passe pas par là. En 3 coups de rames, on y est ! »
Son ami lui répond :
« Non ! Par le lac il y a beaucoup de risques. Il y a 13 km. Et les Allemands viennent de reprendre la zone aux Italiens. La côte est très surveillée. Les passeurs ne sont pas fiables. Ils doublent les tarifs au milieu de la traversée et si vous avez pas l’argent, un bon coup de rame et ils vous balancent à la flotte. On retrouve des noyés tous les jours sur les galets ».
ou comment falsifier l’Histoire sans aucune preuve
et prolonger la rumeur...